Aime le ce mec. Aime le car il pourra peut-être enfin te faire aimer la vie. Peut-être même que grâce à lui tu réussiras à laisser ton nez tranquille, tu arrêteras de baiser des salauds, peut-être que Ton père cessera de penser à te déshériter, ta mère ne pleurera plus des nuits entières parce qu'elle ne parvient pas à effacer les traces d'héroïne sur ta table de nuit . Tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Tu te lèveras à l'heure à laquelle tu as l'habitude de te coucher. Mais dans ta tête ce sera le vide. Le vide, on ne peut pas le décrire. Juste ses effets. Me raccrocher à ma vie de conne. Envie de passé. Tout recommencer & éviter les erreurs. Quelles erreurs ?! Vouée au vide ?? Écrit. Destin. & toutes ces conneries. Le moindre geste est pesant. Les yeux rivés sur le sol. L'indifférence à tout. Se distraire, prendre un bouquin, regarder un film, sursis pendant une heure ou deux, puis replonger. Tourner dans la ville, tourner sans but. Ces façades immuables qui abritent tant d'amours bon marché, ces existences grouillantes qui me dégoûtent. Nous... quelque part quelqu'un vit sans moi. Le vide en ce moment, et toutes ces journées vides qui m'attendent et rien n'a d'importance, et pourquoi, pourquoi ? M'endormir sans avoir envie de me réveiller. Ou me réveiller avec lui* à mes côtés. Haïr les lieux; cette chambre devenue hostile, inhabitée. Partir. Parce qu'il faut bien partir. Même si on n'en a pas envie. Partir parce qu'il le faut. Que c'était insoutenable, ce lit qui ne m'appartenait plus, lui*, qui ne m'appartenait plus. Et l'espoir envahissant, persistant, tapi au coin de l'âme et qu'on réprime sans pouvoir y arriver, et qu'on exècre, puis qui décline de lui-même, jusqu'à la dernière seconde, jusqu'à l'adieu, jusque __________________________________________________dans le couloir. Passer la porte. Et puis plus rien.
Le vide.